mercredi 11 janvier 2012

Pensées désertiques…


Comme dans un moment d’absence qui imite le néant.

un nuage de signes, une éclipse de sens… un mélange d’indicible.

Faire une non-histoire, une tentative,  l'histoire d’une tentative… Une sorte de poème sonore en auto combustion parsemé d’embûches lexicales. Cerner le rapport à l’ombre et à l’intangible et à l’insaisissable… le devenir kaléidoscope, du néant.

Entasser des niveaux de réel, des possibilités de perception. 

 (photo : Kit Brown)

Imiter peut-être les contours indistincts de l’océan du réel. Fuir le mouvement et la vitesse dans une tentative commune, une exténuation, une forclusion du possible.

Ce corps. Définir un corps par des codes inexistants mais nécessaires. Comment faire ? Voir un soupir s’évaporer… figer les idées ou photographier les pensées ?
Un accompagnement grammatical, un commencement supposé. Le voile de la pensée, cette voûte de signification. La difficulté de son accès, l’injustice de son partage. Un dénominateur commun de vies éclatées. Entre le charnel et la grammaire… que de béances moléculaires. Une perpétuelle recherche de la forme, à tout prix lui trouver une cohérence. Trouver dès lors la bonne combinaison afin de présenter ce projet, diverger encore, hésiter toujours. Tenter un subtil mélange et les régions nouvelles. Un flottement dans une toile interne de possibilités. Un fil ténu entre un passé lointain et un futur qui nous éprouve déjà.

Encore une tentative de narration avortée.
  
Encore une prémisse de fiction évaporée dans entrelacs de la réalité.

Une mémoire photographique des sens figés

« Feed yourself with art »

L’image d’un tableau de Magritte

Vision fragmentée et micromoléculaire

« Feed yourself with art »

Ce monde donc, comment faire et où s’y situer

Henry Miller a sondé le malheur occidental avec une acuité toute particulière en lui accordant la perpétuelle tentation de retour à l’Orient, plus sage… Cet éternel nostalgique qui refusait d’être américain, qui voulait fuir son pays d’origine. Il a vite compris la frêle assise de ce mythe sans identité, de cet empire sans fondements.

Bob Dylan dit qu’il est né loin de chez lui et qu’il essaye depuis d’y revenir.

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