jeudi 21 février 2013

Nothingness of kaleidoscope...






(photos : Kit Brown, 2012)



« « Tandis qu’une photographie peut compenser le manque d’ambilatéralité hémisphérique ; ce n’est pas l’objet mais ce n’est pas son inverse, de sorte que l’image photographique ne serait plus une image, mais la forme vraie. L’inverse d’un inverse.
« Mais il peut arriver qu’une photo soit accidentellement inversée, elle aussi : lorsque le négatif est retourné, impressionné dans le mauvais sens. D’habitude, on s’en rend compte quand il y a quelque chose d’écrit. Mais il n’en va de même lorsqu’il s’agit d’un visage. On peut très bien se  retrouver avec deux épreuves dont l’une soit inversée et l’autre pas. Quelqu’un qui n’aurait jamais rencontré l’individu en question ne pourrait pas dire quelle est la bonne photo, mais verrait bien qu’on ne peut pas les superposer. »
Philip K. Dick – Substance Mort

« (…) Œil aux aguets dans le limon primitif, indifférent à l’histoire, indifférent au temps, seigneur et maître de tout ce qu’il contemple. L’œil cosmologique, persistant à travers destructions et ruines, impénétrable, toujours neuf, ne voyant que ce qui est. »
Henry Miller – L’œil de Paris (essai sur Brassaï)

 
« Walter Benjamin disait que, de nos jours, la seule œuvre vraiment dotée de sens – de sens critique également – devrait être un collage de citations, de fragments, d’échecs d’autres œuvres. A ce collage, j’ai ajouté, au moment voulu, des phrases et des idées relativement miennes et je me suis peu à peu construit un monde autonome, paradoxalement très lié aux échos d’autres œuvres. »
Enrique Vila-Matas – Le mal de Montano



Aucun commentaire:

Publier un commentaire