mercredi 8 avril 2015

About TENKO !

Autour de l’exposition de Tenko « Contingence transposée de la bête » :

… c’était un moment fragile, suspendu entre le divin et le démoniaque…
… c’était une envie de nulle part… 
… c’était avant le temps, avant les mots, avant la pensée… 
… c’était même pas des corps… 
… c’était des agglomérats moléculaires, des particules volatiles… 
… des coagulations atomiques momentanées…

Retranscription sensorielle d’un paysage auditif… ça n’a rien avoir avec un tableau… écoute attentive d’un état mental… souplesse oscillante du mouvement libéré… c’est entre la main et l’oeil que l’énergie se déploie, que l’intuition se transforme en peinture… c’est entre la main et l’oeil que l’instant devient espace… 

… une errance floue dans un monde visqueux… cela aurait pu exister ailleurs, se consumer ici ou se matérialiser là-bas… cela aurait pu arriver ou pas… 

… des effluves inhabituelles, des lichens inconnus, des écorces ondulantes… en se frayant un chemin au travers du feuillage, la lumière rend homage à l’ombre grâce au découpage naturel de ses faisceaux… 

… quand les formes se disloquent, quand la représentation est inversée, quand les signes qui servent à faire sens du monde s’évaporent… Un monde qui précède le temps et la matière, la pensée et le langage malhabile, un monde instinctif où règne l’étrangeté bestiale des monstres de l’enfance, l’origine animale de cette forme momentanément occupée…

… c’était une envie de nulle part, c’était un retour possible… 


(peinture : Tenko)

… c’était un espace idéal !… un moment fragile, suspendu entre le divin et le démoniaque… sans que l’un prenne la mesure de l’autre… c’est entre les deux que l’instant devient espace… Dieu effraie et le démon attire… car Dieu est chiant et Satan est sexy… on ne saura jamais si on a peur de ce que l’on vénère ou si on est rassuré; d’avoir peur… l’apparition soudaine d’une réalité à vivre se fond dans l’évaporation d’une réalité déjà vécue… un instant autant frêle que puissant, défiant la conception duale qui nous accapare… c’est entre la main et l’oeil, entre Dieu et Satan que l’instant  devient un espace… 

… ce que l’on fixe et ce qui traverse… ce que l’on crée et ce qu’il en reste… 

… chaque source d’énergie génère du vide, chaque plein ouvre un néant inconnu… quand les couleurs sont déjà des sons, la peinture devient musique… on reconnecte peu à peu avec des effluves inhabituelles, des lichens inconnus, des écorces ondulantes… on s’habitue à un endroit où le sol n’a jamais cessé de signifier, de fonctionner comme un passage entre le son et le signe, entre la matière et son double éthéré…

 … c’était un moment fragile, suspendu entre le divin et le démoniaque…
… c’était une envie de nulle part… 
… c’était même pas des corps… 
… c’était des agglomérats moléculaires, des particules volatiles… 
… des coagulations atomiques momentanées…

… C’est des « contingences transposées »…
… des retranscriptions sensorielles d’un paysage auditif… 
… c’est l’ écoute attentive d’un état mental… 
… la souplesse oscillante du mouvement libéré… 

… c’est entre la main et l’oeil que l’énergie se déploie, que l’intuition se transforme en peinture… 
… c’est entre la main et l’oeil que l’instant devient espace… 






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