vendredi 13 juin 2014

fragment-fragmenté-fragmentant

(photo, woodcut : Kit Brown, 2014)




 Dans cet enchevêtrement de signes et de pertes, l’art imite le monde ou tente à travers ses représentations diverses d’y imposer une distance illusoire, momentanée et indistincte. L’importance du fragment à l’ère de l’électronique et du sms, du clip vidéo, de la surinformation, de la généralisation de la brève comme style littéraire. Perte d’un langage se modifiant et même de sa forme de présentation… Et pourtant c’est dans ce monde incessamment stroboscopique que des œuvres comme celles de Nietzsche ou de Cioran, d’Artaud ou de Burroughs vont enfin éclater. Un monde épars et en cellule dans lequel le cri et l’aphorisme, l’efficacité brève, la liste, les incantations ou les collages font refléter les perceptions que l’on peut avoir de la réalité. Un monde tel que Pessoa le concevait !

 (photo : Kit Brown, 2009 / wood-print : 2014)

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