vendredi 15 juin 2012

Que penser du monde de maintenant ?


Les humains ;... perdus comme toujours dans les détours de leurs consciences, dans les représentations multiples que leur impose ce monde. Une réalité dont on ne sait si le reflet qui en jaillit est conforme à la perception que l’on s’en fait. Les humains s’exténuent et se répètent, s’imposant à chaque ère une voûte de croyances, juste pour tenir debout, juste pour avancer, rien de stable en fait. Que penser du monde de maintenant ? Une sombre conséquence douloureuse des travers d’un monde plus vieux ; d’un monde qui a déjà été détruit par le passé. Il pense aux fêlures anciennes, aux inconséquences des sociétés précédentes et à l’infectieux balayage d’espoirs réduits en bouillies. 

Sortir de soi, s’exiler, s’oublier ou s’évaporer, à chaque ère sa fuite, à chaque réalité son pendant onirique ! Tant des temps anciens - bien avant l’art - la représentation du corps, tant l’enfermement qu’il génère que l’échappatoire qu’il constitue était déjà au cœur des préoccupations. Par la geste et par le mouvement cependant. Leur langage n’était pas encore structuré et dans les oscillations sonores et gestuelles de son occurrence, le corps signifiait tout entier. Artaud… le théâtre balinais… le Mexique. La convulsion et la danse ; le cri et le spasme ! Quand l’esprit ne s’était pas encore extirpé du corps qui le constitue ; quand l’esprit n’était pas une translation merdique de Dieu… quand la merde n’était pas une honte, quand on n’avait pas annihilé les sens… quand l’art n’était pas une tentative pathétique d’un retour à l’animal que l’on a oublié de rester. 

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